Municipales. Banlieues naufragées, de Didier Daeninckx

Lire le tract de Didier Daeninckx, c’est retrouver le monde de ses polars, mais celui-ci est bien réel. Ce monde de la banlieue du 93 qui l’a vu naître et qu’il quitte aujourd’hui. Le monde de cette banlieue ouvrière, cette ceinture rouge dirigée pendant des décennies par un parti communiste bien présent et qui a fondu au rythme de la désindustrialisation des communes et de la croissance de la courbe du chômage.

Jusqu’à ma majorité, j’ai vécu dans une barre d’une cité HLM de Bondy. C’est dire si le monde de DD peut m’être familier quelquefois.

Mais ce tract me laisse un goût amer. C’est le constat édifiant, voire effrayant, de l’invitation à participer aux décisions locales, par certaines équipes en perte d’influence et donc d’électorat, de personnages des plus douteux issus de milieux bien loin de mettre en avant l’idée de citoyenneté.

On est là bien loin de l’année 1980 où fut créée la MJC93 à Bobigny, haut lieu de la culture et qui reste, de nos jours, une référence de créativité.

Il n’en reste pas moins que ce clientélisme inquiétant, sans être nouveau, n’est pas  limité au milieu urbain. La vigilance est de mise, en ville comme en milieu rural. Et pour cela, lire le tract de Didier Daenickx est nécessaire.

Boris Nobel, lecteur du Réseau des médiathèques

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