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Coup de coeur

 

L'autobus de Eugénia Almeida, éditions Métailié

Un village perdu au fond de l'Argentine en 1977. Voilà quatre jours que l'avocat Ponce accompagne sa sœur à l'arrêt de l'autobus. Un homme et une jeune femme, logés à l'hôtel attendent eux aussi l'autobus. Ce dernier passe mais ne s'arrête pas. Les barrières de la voie ferrée sont inexplicablement fermées. Coupés du monde, les habitants s'interrogent: que se passe-t-il? Pourquoi l'autobus ne s'arrête plus? Dès lors, l'atmosphère déjà alourdie par l'orage qui menace sans jamais éclater devient étrange, oppressante. Des rumeurs commencent à circuler.

Voilà un court roman, sobre et dense, d'une grande retenue, qui constitue une subtile dénonciation de la dictature militaire argentine.

 Un coup de cœur de Laure, médiathèque de Massat

Auteur(s) Almeida, Eugenia (1972-...) (Auteur) ;Solis, René (Traducteur)
Titre(s) L'autobus [Texte imprimé] / Eugenia Almeida ; traduit de l'espagnol (Argentine) par René Solis.
Editeur(s) Paris : Métailié, 2007 (18-Saint-Amand-Montrond : Impr. Bussière).
Résumé Dans une petite ville du fin fond de l'Argentine, un homme et une très jeune femme attendent un autobus dans un café, l'autobus passe et ne s'arrête pas. Il y a quatre jours maintenant que l'avocat Ponce amène sa sœur pour prendre cet autobus et qu'il ne s'arrête pas. Les jeunes gens partent à pied le long de la voie ferrée. Le village s'interroge. Le soupçon s'installe, la réalité se dégrade subtilement. Il s'est passé quelque chose dans le pays que tout le monde ignore. Pendant cette attente, nous découvrons la lente plongée dans la folie de la femme de Ponce, provoquée par l'attitude de l'avocat qui ne lui pardonne pas les circonstances de leur rencontre. La confusion s'installe dans la vie du village, ce sont les militaires qui commandent. Des livres disparaissent de la bibliothèque. Des coups de feu éclatent à la tombée de la nuit, des cadavres de subversifs sont retrouvés, personne ne peut reconnaître le couple de la photo du journal. L'autobus s'arrête de nouveau alors que personne ne l'attend plus et la pluie se met à tomber. Dans un style alerte et cinématographique, ce court roman parle du pouvoir sous ses formes les plus perverses.
Traduit de : El colectivo.

 

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